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 Gabriel Delanne : le Phénomène Spirite - Témoignages des Savants 1893

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DeathBreeze
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MessageSujet: Gabriel Delanne : le Phénomène Spirite - Témoignages des Savants 1893   Sam 28 Nov - 1:57

Bonjour,
Suite à une Lecture des plus instructive, je voudrais la partager avec vous. Pour ceux qui ne connaissent pas Gabriel Delanne, il fut un messager du Spiritisme tout au long de sa vie et possèdait une relation étroite avec Allan Kardec. Toutefois, ici, ce n'est pas de sa vie qu'il s'agit mais d'un receuil d'évènements Spirites et de théories diverses ( Autant les opinions qui sont en accord et en désaccord ). Il passe en revue l'histoire du Spiritisme de bases, des résultats scientifiques (...)

Je vous laisse ici avec la préface complète de ce livre pour vous donner ou non l'envie de le lire.
Bonne Lecture!!
-=xxxx=-

PRÉFACE
"Le spiritisme est une science qui a pour objet la démonstration expérimentale de l’existence de l’âme et de son immortalité, au moyen de communications avec ceux qu’on a improprement appelés les morts. Depuis bientôt un demi siècle que les premières recherches sur ce sujet ont été entreprises, des hommes de science de la plus haute valeur ont consacré de longues années d’études à constater les faits qui sont à la base de cette science, et ils ont été unanimes à affirmer l’authenticité certaine de ces phénomènes, qui semblaient les fruits de la superstition et du fanatisme.

On ne connaît pas ces recherches en France, ou on les connaît mal, de sorte que le spiritisme teste toujours, aux yeux du grand public, la farce des tables tournantes. Cependant le temps a fait son oeuvre, et cette doctrine présente aujourd’hui à l’examinateur impartial une série d’expériences rigoureuses, méthodiquement conduites, qui prouvent d’une manière certaine que le moi humain survit à la désagrégation corporelle. Ce sont ces résultats que nous voulons exposer, afin qu’ils implantent dans toutes les consciences la conviction de l’immortalité, non plus basée seulement sur la foi ou sur ler aisonnement, mais solidement étayée sur la science, procédant avec sa sévère méthodepositive.

La génération actuelle est lasse des spéculations métaphysiques ; elle refuse de croire à ce qui n’est pas absolument démontré, et, si le mouvement spirite, qui compte déjà des millions d’adhérents dans le monde entier, n’a pas pris la première place, c’est que ses adeptes ont trop négligé, jusqu’alors, de mettre sous les yeux du public des faits bien constatés.

La plupart des publications périodiques contiennent des communications d’Esprits qui peuvent être intéressantes à certains points de vue, mais dont l’authenticité n’est pas absolument démontrée, de sorte qu’elles ne produisent pas l’effet voulu. Les ouvrages français parus depuis Allan Kardec sur ce sujet sont des redites, exception faite des livres d’Eugène Nus, de M. Gardy, de Genève et du D r Gibier, ou ne présentent aucune vue originale sur la question, de sorte que le mouvement s’est ralenti. Il est nécessaire de lui donner une impulsion nouvelle. Pour cela, il faut marcher avec son siècle et savoir se plier aux nécessités de notre époque.

Le matérialisme est partout triomphant, mais on sent déjà que son règne ne sera pas de longue durée. Pour le détruire, il suffit de lui emprunter ses armes et de le combattre sur son terrain. L’école positiviste se renferme dans l’expérimentation ; faisons comme elle : nous n’avons nul besoin de faire appel à d’autres méthodes, car les faits, comme le dit Alfred Russell Wallace, sont des choses opiniâtres dont il n’est pas facile de se débarrasser par une fin de non recevoir.

Au lieu de présenter aux incrédules toute la doctrine formulée par les Esprits et codifiée par Allan Kardec, donnons leur d’abord simplement à lire les travaux de ces maîtres qui sont : Robert Hare, Crookes, Wallace, Oxon, Zoëllner, Aksakow, et alors ils ne pourront récuser les témoignages de ces grands hommes, qui sont, à des titres divers, des sommités intellectuelles dans le vaste domaine des sciences. N’oublions pas, en effet, que Crookes a fait faire à la physique un pas de géant par la démonstration de l’état radiant. Wallace est certainement, à l’heure actuelle, le premier naturaliste du monde, puisqu’il a trouvé et formulé, en même temps que Darwin, la loi de l’évolution. Les travaux de Zoëllner en astronomie sont universellement connus. Ceux de Fechner, sur la sensibilité, sont enseignés partout ; et, quant aux professeurs Mapes, Robert Hare, ils jouissent en Amérique d’une autorité non discutée.

Ce sont là les principaux champions du spiritisme mais le lecteur trouvera, à la fin de ce Volume, une liste nombreuse des notabilités qui ont affirmé hautement le spiritisme. Il est temps de réagir contre les bonzes officiels, qui essaient d’étouffer les vérités nouvelles en affectant une dédaigneuse indifférence. Autant nous avons de respect et d’admiration pour la science, sans parti pris, pour celle qui envisage, impartialement tous les phénomènes, les étudie et les explique froidement en fournissant de bonnes raisons, autant nous nous sentons d’indignation contre la fausse science, rebelle à toutes les nouveautés, renfermée dans ses convictions acquises, et croyant orgueilleusement avoir touché les bornes du savoir humain

Ce sont ces espèces, dirons-nous avec Wallace, qui firent de l’opposition à Galilée, à Harvey, à Jenner. Ce sont ces entêtés ridicules qui repoussèrent les preuves merveilleuses de la théorie des ondulations lumineuses de Young ; ce sont eux qui bafouèrent Stephenson quand il voulut employer les locomotives sur les lignes ferrées de Liverpool et Manchester. Ils n’avaient pas assez de sarcasmes contre l’éclairage au gaz, et ils repoussèrent Arago, dans le sein même de l’Académie, lorsqu’il voulut discuter sur le sujet de la télégraphie électrique. Ne sont ce pas ces mêmes êtres ignares qui prétendaient que le magnétisme n’était que charlatanisme et fourberie, et qui, dernièrement encore, qualifiaient la découverte du téléphone de canard américain ?

Ce n’est pas pour le vain plaisir de montrer combien l’esprit humain, même dans les classes les plus éclairées, est sujet à l’erreur, que nous avons cité quelques uns des exemples les plus frappants de l’entêtement des corps savants et de leur horreur pour les nouveautés ; C’est pour susciter un mouvement sérieux en faveur de ces recherches, qui ont une portée considérable, aussi bien dans le domaine matériel que dans le champ psychique. Si réellement l’âme ne meurt pas et qu’elle puisse agir sur la matière, nous nous trouvons en présence de forces inconnues qu’il est intéressant d’étudier ; nous constatons, par cela même, des modes nouveaux de l’énergie qui peuvent nous conduire à des résultats grandioses ; de même la personnalité se conservant après la mort nous met en face d’un autre problème : celui de la pensée produite sans les organes matériels du cerveau.

Laissons de côté les routiniers, les gens obstinément enfermés dans leurs systèmes, ouvrons tous grands les yeux quand des hommes probes, savants et impartiaux nous parlent de découvertes récentes, et fermons les oreilles aux clabauderies de tous les eunuques de la pensée, impuissants à sortir de l’ornière des idées préconçues. Nous dirons, avec un savant qui ne craint pas de s’écarter des chemins battus avec M. Charles Richet, qu’une bonne et complète expérience vaut cent observations, et nous ajouterons : vaut dix mille négations, alors même qu’elles émaneraient des sommités les plus en vue, si ces sommités ne se sont pas donné la peine de répéter ces expériences et d’en démontrer la fausseté.

Ce simple résumé n’a d’autres prétentions que de mettre sous les yeux du public des expériences faites par des hommes éminents, par des maîtres dans cet art si difficile de l’observation exacte ; il ressortira de cet exposé la preuve évidente de l’immortalité de l’être pensant, car elle s’affirmera de plus en plus nette, de plus en plus évidente, au fur et à mesure que se développera le magnifique enchaînement des phénomènes, depuis le mouvement des tables jusqu’aux apparitions visibles, tangibles et photographiées des Esprits.

Tel est notre but en écrivant ce petit ouvrage de vulgarisation. Après un historique succinct des origines du Spiritisme, nous passerons en revue les travaux des savants, en faisant ressortir ce qu’ils ont de probant et d’incontestable. Ensuite nous consacrerons un chapitre à l’exposé des méthodes par lesquelles on peut évoquer les Esprits ; enfin nous terminerons par les conséquences philosophiques qui résultent de ces recherches.

Nous espérons que cet exposé consciencieux et impartial portera la conviction dans l’esprit de tout lecteur sachant se dégager des préjugés vulgaires et des idées préconçues, pour envisager froidement cette science nouvelle, dont les fruits seront si importants pour l’humanité. C’est au nom de la libre pensée que nous convions les chercheurs à s’occuper de nos travaux ; c’est avec instance que nous leur demandons de ne pas repousser sans examen ces faits, si nouveaux et si mal connus, et nous sommes persuadés que la lumière luira à leurs yeux, comme elle a éclairé les hommes de bonne foi qui, depuis cinquante années, ont bien voulu étudier ce problème de l’au delà, si troublant et si mystérieux avant ces découvertes. "–
GABRIEL DELANNE.
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